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 | Onze complices éclairent un aspect intéressant mais particulier de la politique économique de l'Union européenne. La convergence des sensibilités politiques socio-démocrates manifestées dans la plupart de pays de l'Union favorisera-t-elle la politique de relance keynésienne que les auteurs appellent de leurs voeux ? Le poids économique de l'Union impose à l'Europe des responsabilités propres dans une croissance mondiale qui ne peut que lui être favorable ; et l'allégement de la dépendance économique de l'Europe, relativement à la situation des pays pris séparément, permet une autonomie naguère impensable. Malheureusement, la faiblesse du budget supra-national de l'Union, les incohérences fiscalo-économiques venues des traités de Maastricht et d'Amsterdam, et les logiques incompatibles des actions respectives de la Banque centrale européenne et du Conseil qui incarne la souveraineté de l'Union, rendent bien improbable une telle politique. Il conviendrait d'ajouter aux propos des auteurs que la réussite d'une telle politique est loin d'être garantie, faute de structures économiques appropriées, comme le rappelle la triste expérience japonaise. Des grands problèmes de l'Union, la citoyenneté, l'organisation, l'élargissement, la défense et la diplomatie internationale, l'ouvrage ne dit mot. Ce premier Rapport sur l'état de l'Union européenne manque vraiment d'ambition. Dommage.Etienne Perrot |